Croire en la religion pour préserver la santé mentale ?

« Catholique par ma mère, Musulman par mon père, un peu Juif par mon fils, Bouddhiste par principe… Athée, oh, grâce à Dieu » chantait Mouloudji…

Il est difficile de définir précisément ce qu’est une religion, mais on s’accorde à voir dans toutes les religions deux éléments importants, « la recherche d’un sens et du sacré », et il est généralement admis que les religions présentent une influence perceptible sur le bien-être.

Cette « incidence positive » des croyances et des pratiques pour la santé mentale et le bien-être tend à suggérer que la religion pourrait constituer un « outil utile aux individus confrontés aux stress de l’existence. »

En proposant des réponses formatées et partagées par de nombreux pairs, la religion aiderait en effet à gérer maintes situations anxiogènes (souffrance psychique ou physique, peur de la mort, épreuves et aléas de sa trajectoire, interrogations sur sa place dans la vie…) et à s’identifier à un groupe social (inscription du sujet dans une communauté partageant ses opinions et une même vision du monde).

Cependant, la religion semble représenter « une arme à double tranchant » : elle peut certes constituer « une source de croissance, de force et de solidarité sociale » mais susciter aussi, à l’inverse, des contraintes personnelles et des conflits inter-religieux » dont l’Histoire comme l’actualité donnent hélas trop d’illustrations.

Par exemple, en provoquant un repli communautariste, la religion risque de compromettre l’ouverture enrichissante à d’autres cultures et à la diversité des idées.

Mais cette force d’inertie peut aussi être perçue comme un moteur de résistance au changement, nécessaire notamment dans nos sociétés confrontées aux dérives angoissantes d’une mondialisation sournoise et au primat menaçant d’une « pensée unique. »

Rédigé par un psychiatre exerçant à Tel Aviv (Israël), dans le contexte troublé d’une cohabitation difficile entre les religions, un article insiste sur l’importance d’un dialogue intercommunautaire : « Juifs et Musulmans devraient être conscients des différents types de sentiments religieux susceptibles d’exacerber ou au contraire de modérer les préjudices et les conflits avec autrui, s’ils souhaitent établir une tolérance et une compréhension entre des confessions différentes. »

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