La consistance des aliments, un facteur d’obésité souvent négligée.

La grande majorité des aliments que nous consommons quotidiennement présente une texture molle. Ces aliments, déjà transformés par l’industrie agroalimentaire, sont carrément prédigérés.

Leur consistance fera que leur mastication ne nécessitera que très peu d’énergie, le passage par le tube digestif en sera accéléré et l’assimilation en sera optimisée.

La très rapide ingestion d’un repas mou, de l’ordre de quelques minutes, ne laissera pas le temps au cerveau de libérer une hormone de satiété appelée l’histamine. Cette hormone est sécrétée 20 à 30 minutes après le début du repas.

Ainsi, un aliment cuisiné, transformé, pré-mastiqué en le hachant, occasionnera une prise de poids significative, comparativement à ce même aliment moins transformé.

Pour prouver cela, une expérience a été effectuée avec des pythons.

Richard Wrangham, un primatologue de l’université d’Harvard, a travaillé sur cette hypothèse.

Il a voulu montrer que la cuisson des aliments avait optimisé le développement humain. Pour montrer les conséquences d’une alimentation transformée, il a demandé à Stephen Secor, un biologiste de l’université d’Alabama spécialisé dans la physiologie du système digestif et le métabolisme, de répondre à la question suivante : dépense-t-on moins d’énergie lorsqu’on mange des aliments faciles à digérer ?

Secor envisage alors une expérience avec des pythons.

Ces sympathiques reptiles d’environ 70 kilos, vont recevoir en guise de repas du bœuf sous 4 formes différentes : cuit et haché, cuit et entier, cru et haché ou cru et entier.

Le chercheur va ensuite calculer la quantité de calories dépensée par le python pour digérer son repas. Les résultats sont surprenants : les serpents qui ont mangé la viande entière et crue ont dépensé 23 % d’énergie en plus pour la digestion que ceux qui avaient mangé la viande hachée et cuite.

En équivalent dans nos assiettes, cela signifie que notre organisme va dépenser plus de calories pour digérer un steak bien saignant que pour digérer un steak haché bien cuit.

Cette hypothèse, a été confirmé par d’autres expériences qui sont arrivées à la même conclusion : à quantité égale, une nourriture transformée et prédigérée favorise une prise de poids conséquente.

La conclusion à retenir est la suivante : la prise de poids ne dépend pas seulement de la quantité de calories ingérées mais aussi de la préparation de l’aliment. L’apport énergétique peut varier de 30 % selon les cas.

L’industrie met sur le marché des consommateurs des aliments très transformés, et carrément prédigérés. Ainsi, la viande sera plutôt hachée, le pain sera plutôt blanc, les purées et les soupes mixées seront pour tous les âges ; à l’image des fast-foods, les placards de la famille moderne regorgent d’aliments prêts immédiatement à être consommés.

Ainsi, tout en surveillant votre poids, préférez des aliments fermes et consistants, préparez-les vous-même, continuez à utiliser vos mâchoires pour les broyer, c’est autant de calories en moins dans votre ration quotidienne.

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