L’activité physique est bénéfique pour le moral des femmes obèses et enceintes !

Une activité physique régulière est associée à une meilleure santé physique et mentale.

Cela est également vérifié chez la femme enceinte pour qui l’activité physique améliore la qualité de vie, réduit l’IMC, les symptômes dépressifs et modère la prise de poids en cas de diabète gestationnel.

Cela reste-t-il vrai si on s’intéresse plus précisément aux femmes enceintes obèses ?

Cent cinquante cinq femmes avec un IMC ≥ 30, à qui on a proposé d’entrer dans un programme visant à limiter leur prise de poids à 7 kg pendant la grossesse ont été divisées en 2 groupes : les unes pratiquant une activité physique régulière, les autres se situant en deçà des recommandations.

L’exercice physique est bénéfique en terme de réductions des symptômes de dépression, aussi bien à 15 SA qu’à 35 SA ou qu’à la 11ème semaine du postpartum. Ce bénéfice persiste après ajustement des facteurs socio-économiques.

Les femmes du groupe activité estiment qu’elles ont plus de capacités à effectuer des exercices physiques même les plus difficiles, sans être limitées par leur état de santé.

A 35 SA apparaissent également des différences en terme de relations sociales, de problèmes relationnels et de douleurs physiques : les femmes actives estiment avoir moins de difficultés liées aux douleurs dans leurs activités quotidiennes.

Par contre, la prise de poids est comparable dans les 2 groupes, période du postpartum incluse.

Il n’y a pas non plus de différence de prévalence de la pré éclampsie, des douleurs lombaires et pelviennes, des contractions prématurées et des vomissements, ce que d’autres études avaient démontré auparavant.

L’activité physique est donc bonne pour la santé, y compris pour les femmes enceintes obèses.

Néanmoins, ces résultats doivent être lus avec prudence : un certains nombre des différences observées entre les 2 groupes dépend probablement de la santé des femmes au moment de l’inclusion.

En effet, une femme ayant des symptômes dépressifs aura plus de difficultés à trouver la motivation nécessaire pour débuter ou poursuivre une activité physique.

Les études portant sur l’activité physique des femmes enceintes obèses sont rares ; celle-ci encourage à une prise en charge active des patientes.

L’étape suivante sera non plus de colliger les résultats à partir des notes prises par les femmes mais directement au moyen d’outils connectés comme les podomètres.

Les effets à plus long terme de l’activité physique pendant la grossesse constituent la piste de recherche suivante.

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