Le phénomène alarmant des « cyber junkies » chinois

La Chine est le premier pays au monde à considérer la dépendance à Internet comme une maladie à part entière.

D’après les autorités sanitaires, le phénomène concernerait actuellement 24 millions de jeunes Chinois.

Ces « cyber junkies », qui passent en moyenne plus de six heures par jour à surfer sur le Net ou jouer à des jeux en réseaux, peuvent être traités dans l’un des centres de désintoxication dès l’âge de 13 ans.

Il existe désormais 400 établissements de ce type gérés par des militaires. Les parents doivent dépenser 10 000 yuans (1 200 euros), soit deux fois le salaire mensuel moyen à Pékin, pour y faire soigner leurs ados.

Le traitement de la cyberdépendance passe par l’alternance de soins et de mises en situations diverses : traitement médical, thérapies individuelles et familiales, parcours du combattant…

Deux documentaristes israéliennes ont eu accès à l’un de ces centres : leur film intitulé « Web Junkie » était en compétition au dernier festival de Sundance.

On y suit le parcours de trois garçons, dont l’un se vante de pouvoir jouer 300 heures d’affilée en faisant de courtes siestes.

Un autre supplie ses parents de rentrer à la maison, promettant en échange de ne jouer « que quatre heures par jour sur Internet ».

La documentariste Hilla Medalia rapporte des situations dramatiques comme celle de ces jeunes qui vont jusqu’à porter des couches pour ne pas avoir à aller aux toilettes pendant leurs sessions de jeux en ligne !

Deux raisons principales sont à l’origine du phénomène de cyber-dépendance en Chine : la politique de l’enfant unique et le système éducatif, extrêmement strict et compétitif. Internet est utilisé comme refuge pour ne plus subir la pression familiale qui repose aujourd’hui sur les épaules d’un seul enfant.

La toile étant devenue un outil indispensable pour travailler et communiquer, la guérison des Web junkies chinois paraît aléatoire, de l’aveu même des équipes qui les soignent…

Ce contenu a été publié dans addictions, la depression, Le rôle de parent, Les activités extra-scolaires, Les conduites répréhensibles et marginales, Les distractions et le stress, Personnalités pathologiques, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>