Le risque de dépression et la difficulté du travail

De longues heures de travail et des exigences professionnelles élevées sont davantage susceptibles de conduire à la dépression. C’est ce que suggère une étude menée parmi 218 employés de bureau japonais, dont les résultats ont été publiés dans la revue Journal of Occupational and Environmental Medicine.

Les chercheurs de l’Université de Kyoto (Japon) ont analysé, chez les participants, des facteurs liés à l’emploi et au lieu de travail influant sur le risque de dépression. Ils ont découvert que les employés dont les journées de travail étaient très longues (au moins 60 heures par semaine) et occupant des postes très exigeants (impliquant en général un excès de travail) étaient 15 fois plus susceptibles de souffrir de dépression lorsqu’ils étaient réexaminés un à trois ans plus tard.

Les employés qui passaient d’un état de surmenage (excès de travail) et de longues journées de travail à l’état inverse présentaient un risque inférieur de dépression, tandis que les employés qui passaient de journées et d’une quantité de travail « normales » à l’état inverse (longues journées et excès de travail) présentaient un risque accru de dépression. Le risque de dépression chez les employés surmenés semblait augmenter avec le temps.

« En ciblant les longues journées et l’excès de travail, et plus particulièrement les changements en la matière, des mesures de la santé mentale réduisant efficacement la survenue de troubles dépressifs majeurs deviennent possibles en contrôlant les facteurs liés à l’environnement professionnel », ont conclu les chercheurs Takahashi Amagasa et Takeo Nakayama.

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Une réponse à Le risque de dépression et la difficulté du travail

  1. Isabelle St-Gelais dit :

    Jai fait mon dernier stage de médecine à Fermont et je peux dire que c’est épouvantable la quantité d’anti-dépresseurs qui sont vendus là-bas! La moitié de nos journées consistaient à renouveller ou à prescrire ces pillules. Il y a au-moins le 3/4 des employés de la mine, ArcelorMittal, qui sont sous ordonance et qui doivent prendre des somnifères. C’est vraiment troublant, je ne comprends pas comment des employés peuvent vivre de cette manière. En tk, c’est leur choix, pas le mien!

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