Le sport spectacle, l’agressivité déplacée.

Omniprésent, pluridisciplinaire, vivant, plébiscité par les programmateurs pour le plaisir du plus grand nombre, le sport dispose d’un temps d’antenne qui va croissant.

L’écriture du scénario sera la même quelle que soit la discipline pratiquée : opposer l’individu ou l’équipe A à l’individu ou l’équipe B jusqu’à la consécration baptisée finale qui, loin d’être une fin, ne sera que le début d’une autre saison revancharde.

Pour le non-averti les rencontres sportives semblent se dérouler en boucle d’un bout à l’autre de l’année. Pourtant les jeux du stade ont toujours attiré les foules, de l’antiquité à nos jours ; aussi faut-il y voir pour les passionnés un besoin de compétition – ici par acteur/sportif interposé – , un plaisir visuel, un exutoire et une soupape de sécurité évacuant l’excès émotionnel accumulé au fil du quotidien.

Le stress y trouvera un solde positif si la dimension « libératrice » et la dimension récréative priment sur l’angoisse et les sentiments moins nobles facteurs d’agressivité incontrôlée.

En quoi sera-t-il une source de plaisir génératrice d’un stress positif pour le spectateur?

La confrontation sportive, quelles qu’en soient les règles, représente de manière civilisée et policée par un arbitrage codifié, un rapport de force qui permet une hiérarchisation consacrant un dominant et un dominé. À cela se rajoutent la beauté et l’habileté des actions sportives semblables à un ballet pour l’amateur averti.

Les couleurs portées par les équipes seront, telles des uniformes, une aide au bon déroulement de la rencontre, autant pour les sportifs qui identifieront mieux leurs adversaires, que pour les supporters qui pourront suivre plus facilement l’action et pourquoi pas, partager par le grimage l’émotion collective.

Nous retiendrons que le sport permet au spectateur de « sublimer » à travers les héros du moment, à se sentir membre d’une communauté, à faire sienne la victoire de ses couleurs et à s’en sentir gratifié, à extérioriser un surcroît d’agressivité en encourageant les siens et en menaçant les adversaires trop talentueux.

Le stress provoqué, sans objet direct, aura un effet stimulant, transposera le simple spectateur en acteur sur une scène où sa charge émotionnelle s’évacuera ; simplement s’il constitue une source de bonheur et de fête, le stress sera positif.

Le stress négatif injustifié s’exprimera lorsque, sans la contre-partie gratifiante du plaisir, ne s’exprimeront que les effets d’alerte angoissants avec leurs cortèges de malaises physiques. L’agressivité, ne pouvant, par champion interposé, s’extérioriser et s’évacuer sur le court, la piste ou le stade, se déplacera soit sur soi-même soit sur le voisinage qu’il soit associé ou non à l’action sportive.

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