Le stress, source d’infertilité

Les facteurs psychologiques comme le stress et l’anxiété sont fréquemment incriminés dans les infertilités inexpliquées, chez les hommes et les femmes.

Ils s’additionnent au retentissement physique qu’imposent les traitements en vue d’une fécondation in vitro (FIV).

Leur impact est relativement bien étudié chez les femmes.

En revanche, on connaît encore mal les possibles liens entre stress et qualité du sperme chez les hommes.

Un travail italien vient apporter un éclairage intéressant et chiffré sur cette problématique.

Cette étude observationnelle a inclus 94 patients d’un programme de première tentative de FIV et 85 témoins. L’évaluation psychologique des patients et des témoins a porté sur le niveau d’anxiété et l’importance des traits anxieux, la consommation d’alcool ou de tabac, le fonctionnement professionnel et social.

Les résultats de l’analyse révèlent des différences significatives dans les paramètres spermatiques des sujets, selon leur niveau d’anxiété. Ainsi, les hommes présentant un score d’anxiété élevé avaient plus souvent que les autres un faible volume spermatique, une concentration et un compte spermatique abaissés, une mobilité des spermatozoïdes réduite et une augmentation du taux de fragmentation de l’ADN spermatique.

Ces résultats ont été observés tant dans le groupe en tentative de Fécondation In Vitro que dans le groupe témoin.

Il apparaît ainsi que, chez les hommes aussi, psychologie et fertilité pourraient bien être liés.

Ainsi, outre les paramètres biologiques connus d’infertilité, les facteurs sociaux et psychologiques devraient désormais être reconnus comme capables d’interférer avec la qualité du sperme et l’issue des grossesses.

En corollaire, une approche multidisciplinaire de ces problématiques pourrait contribuer à l’amélioration de la prise en charge des couples infertiles.

Vellani E et coll. : Association of state and trait anxiety to semen quality of in vitro fertilization patients: a controlled study. Fertil Steril., 2013;99:1565-1572.e2. doi: 10.1016/j.fertnstert.2013.01.098.

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