Un quart des patientes souffrant de douleurs pelviennes chroniques ont été victimes d’agression sexuelle ou de violence

On connaît les lourdes répercussions psychologiques d’une agression sexuelle dans l’enfance, mais aussi des violences subies à l’âge adulte.

Des traumatismes qui se manifestent également par des symptômes somatiques divers, dont, selon certaines données, des douleurs pelviennes chroniques.

Pour évaluer l’association entre des antécédents d’abus sexuels, ce type de douleurs et un syndrome dépressif, une équipe de gynécologues, de psychologues et de spécialistes de la douleur de l’université du Michigan ont mené une étude auprès de patientes souffrant de douleurs pelviennes, d’étiologies variées, souvent mal précisées malgré des explorations antérieures et surtout rebelles aux traitements proposés.

Au total, 273 patientes consultant consécutivement au centre anti-douleur pour ce motif ont rempli un questionnaire complet sur l’intensité de leurs douleurs, le handicap en découlant, l’existence ou non de symptômes dépressifs et d’éventuels antécédents d’agression physique ou sexuelle.

Âgées de 35 ans en moyenne, ces femmes souffraient de douleurs pelviennes depuis plus de 5 ans. Un quart d’entre elles ont rapporté un antécédent d’abus sexuel ou de violence physique.

Aucune corrélation n’a été mise en évidence entre la sévérité du syndrome douloureux pelvien et un passé d’agression sexuelle ou physique dans l’enfance, résultat qui va à l’encontre de données antérieures, notent les auteurs.

En revanche, le handicap lié au syndrome algique est apparu significativement plus important chez les femmes qui avaient subi une agression sexuelle.

Les femmes victimes de violence physique ou sexuelle, pendant l’enfance ou plus tard à l’âge adulte, présentaient en outre un taux nettement supérieur de syndromes dépressifs que celles consultant également pour des douleurs chroniques mais n’ayant pas ce même passé.

Les auteurs soulignent la forte prévalence des antécédents d’agressions sexuelles et/ou physiques chez ces patientes souffrant de douleurs pelviennes chroniques, et rappellent que les violences subies pendant l’enfance sont aussi à l’origine d’autres syndromes douloureux, notamment des céphalées et des douleurs musculosquelettiques.

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